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Date de création : 11.02.2014
Dernière mise à jour :
25.02.2014
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Leur histoire
aurait commencé quelques 40.000 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb.
C'est à cette époque que venant d'Asie, ils se seraient installés en Amérique.
Un pont de glace relie alors la Sibérie à l'Alaska.
Tout en poursuivant des troupeaux de mammouths, des groupes de
Les Indiens d'Amériques
chasseurs nomades sont passés sans le savoir de l'Asie en Améri
aurait commencé quelques 40.000 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb. que.
Au fil des millénaires, les Indiens s'installent partout du Nord au Sud.
Leur histoire
C'est à cette époque que venant d'Asie, ils se seraient installés en Amérique.
Un pont de glace relie alors la Sibérie à l'Alaska.
Tout en poursuivant des troupeaux de mammouths, des groupes de chasseurs nomades sont passés sans le savoir de l'Asie en Amérique.
Au fil des millénaires, les Indiens s'installent partout du Nord au Sud.
Leur histoire aurait commencé quelques 40.000 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb.
C'est à cette époque que venant d'Asie, ils se seraient installés en Amérique.
Un pont de glace relie alors la Sibérie à l'Alaska. Tout en poursuivant des troupeaux de mammouths, des groupes de chasseurs nomades sont passés sans le savoir de l'Asie en Amérique.
Au fil des millénaires, les Indiens s'installent partout du Nord au Sud.
Une deuxième vague venant de Sibérie occupent les déserts glacés de l'Arctique, il y a 3000 ans.
Ce sont les Inuits.
Les peuples indiens s'adaptent aux milieux naturels les plus difficiles.
Des grandes plaines de l'Ouest en passant par l'immense forêt amazonienne jusqu'à la terre de feu, ils créent des civilisations extrêmement différentes.
Avant l'arrivée des Blancs, on estime que 7 à 8 millions d'indiens occupaient l'Amérique du Nord.
Tous les vestiges archéologiques retrot.
Ici comme sur d'autres continents, uvés ici et là, dans les vestiges, attestent de l'ancienneté de l'occupation du continenon retrouve les mêmes signes de l'évolution de l'homme comme par exemple le façonnage de récipients , les peintures rupestres représentant les scènes de la vie quotidienne, l'expression par signes chez les peuples qui n' écrivaient pas ou bien encore les outils primitifs, mis à la disposition par la nature pierre, os , bois taillés.
Et puis, au fil du temps les techniques ont évolué comme nous le montre dans certaines régions les habitats col
Les Indiens d'Amériques lectifs très poussés à plusieurs étapes.
Les premiers Américains du Nord, les Indiens étaient et restent encore aujourd'hui des chasseurs comme les Cree du Canada.
Autrefois, le caribou, l'élan, l'ours, le castor et aussi bien sûr le bison étaient traqués pour leur chair et leur peau.
Il y a aussi la pêche qui fait vivre des populations entières, sur la côte Nord- Ouest où le saumon est abondant.
Et puis bien sûr, là où le climat le permet: l'agriculture.
Le maïs d'abord: des clairières du bord des grands lacs aux plaines sèches de l'Arizona .
Aucun peuple ne néglige pourtant la collecte des racines, des baies sauvages ou des plantes médicinales.
Comment vivent les Indiens ?
Ceux de l'Est du Mississippi subissent la loi des colons depuis le début de la marche vers l'Ouest.
Des traités non respectés ou des combats sanglants, les ont souvent privés de leurs terres.
Ils sont refoulés sur la rive occidentale du grand fleuve où ils tentent de revivre.
Ils y réussissent à force de courage et de travail.
Ailleurs, dans les immensités de Far West des centaines de tribus connaissent encore la liberté, mais pour combien de temps?.
Des tribus vivent de chasse et de pêche; d'autres de chasse et de cueillette; certaines d'agriculture primitive.
La diversité de leur mode de vie dépend de la nature physique de leur territoire respectif, de ses ressources végétales et animales.
Toutes ces tribus ne peuvent exister, quelque soit le degré de leur culture, sans un accord étroit avec la nature.
Celle-ci leur sert puisqu'elle soutient leur existence, aussi la respectent ils.
La terre, l'eau, les nuages, les vents, les végétaux, les minéraux et les animaux composent de la sorte un monde d'harmonie qui inspire les croyances religieuses des Indiens.
Loin d'être des sauvages, ils vivent simplement selon les rythmes naturels que la civilisation des Blancs va bouleverser pour leur malheur.
Les Sioux des plaines s'abritent été comme hiver sous le célèbre tipi.
Douze à quinze perches supportent des peaux de bison tannées, traitées et assemblées par les femmes. Les peaux les plus finement travaillées et décorées sont façonnées en robes.
Dans le désert du Sud-Ouest, en Arizona, les Hopis juchent leurs villages de pierre sèche sur de hautes tables rocheuses, appelées " mesas" enLes Indiens d'Amériques espagnol. Ainsi se protègent ils des assauts de leurs adversaires. Les cultures s'étendent dans la plaine.
Les golfes et les criques de la côte découpée du Pacifique, au Nord-Ouest abritent les beaux villages de bois des riches Haidas, des Tlingits, des Kwakiutls et leurs voisins.
Les forêts de sapins tapissent les versants des montagnes de leur pays, d'où le large emploi du bois dans la construction des demeures, des longs canoës de pêche et des totems.
Ces peuples sont de remarquables sculpteurs et d'ingénieux fabricants de masques de cérémonie d'une surprenante beauté.
Les Pueblos apprirent le tissage aux femmes Navajos du Nouveau-Mexique et de l'Arizona.
Celles-ci devinrent expertes en cet art. Leurs tapis et couvertures sont aujourd'hui encore très réputés pour leur grande qualité.
Pour les Indiens des plaines, les hommes et les bisons ne faisaient qu'un. De la frontière du Canada au Texas, les grandes plaines de la prairie s'étendent sur plus de 1500 Km.
Les différents peuples qui y vivaient ne formaient pas un ensemble homogène, les rivalités étaient nombreuses , les guerres incessantes.
Rois des plaines du Nord, les Sioux règnent sur le domaine du bison. Ils en tirent leur subsistance, leur abri le confortable tipi , leurs vêtements et bien de menus accessoires de leur vie quotidienne.
Les Apaches d'Arizona vivent en grande partie de chasse au petit gibier. Le père enseigne donc très tôt à son fils l'usage et le maniement de l'arc, pour la chasse mais aussi pour le combat.
Les Comanches comme tous les Indiens, acquièrent le cheval des Espagnols.
Ils vont devenir des cavaliers d'autant plus redoutables qu'ils sont d'une hardiesse et d'une témérité folles, tant à la chasse qu'au combat.
Les Indiens d'Amériques
Chez les Comanches, dès 11 ans un garçon allait au champ de bataille. Les femmes adoraient exhiber les trophées de guerre de leurs maris.
Elles en étaient très fières.
L'art des tribus du Sud-Est s'inspire de l'équilibre qu'ils ont su instauré entre une société organisée et une nature sauvage.
Les tatouages, les peintures, les pierres gravées célèbrent la paix qui règne entre tous les habitants de la terre.
Un des grandes figures de la tribu est le sorcier. Il est l'arbitre sacré que tout le monde vient consulter.
Le conseil des sages peut-être réuni à tout moment pour régler les disputes. Les décisions sont sacrées, nul ne peut les contester.
Le concept de propriété privée n'existe pas.
Les tribus se partagent les terrains de chasse et les rivières poissonneuses.
A l'époque l'entraide était indispensable, un homme seul ne pouvait survivre.
Chaque domaine était pris en charge par un spécialiste.
La survie de la communauté dépendait de tous.
La Femme Indienne est une épouse fidèle et obéissante. Son mari la respecte.
Le guerrier ennemi à l'obligation de lui laisser la vie sauve. Elle confectionne les habits et les bijoux.
L'hiver, elle s'occupe du bois et de l'eau. Les femmes sont les gardiennes du foyer.
Dans de nombreuses tribus, elles assistent aux réunions du conseil.
Elles partagent les mêmes peines et les mêmes joies que les hommes de la tribu.
Dès l'âge de six ans, la petite indienne aide sa mère aux petits travaux du ménage.
A dix ans, elle monte à cheval comme un guerrier, s'occupe de ses frères et soeurs et prépare le pemmican viande de bison séchée et les peaux des petits animaux tués par son père.
Elle sait tout faire quant à quatorze ans , on la marie à un jeune brave plus âgé qu'elle.
Dès lors, elle devient une véritable femme indienne.
Elle monte et démonte le tipi familial lors des déplacements d'un territoire de chasse à l'autre, à la suite des bisons.
Aidée par ses compagnes, elle dépouille les bêtes abattues.
Ce travail pénible a pourtant sa récompense.
Quelle fête pour la tribu que de se régaler des bons morceaux de viande bouillis ou grillés, comme la graisse de sa bosse.
La femme indienne travaille en permanence.
Elle prépare et tanne les peaux durant des semaines.
Cette tâche terminée, elle taille les vêtements et les mocassins qu'elle décore avec talent.
Jusqu'au XIXe siècle, des montagnes rocheuses à la vallée de l'Ohio, des plaines canadiennes au Texas, le dieu bison règne en maître.
D'immenses troupeaux de milliers de bêtes migrent en quête d'herbe fraîche.
Ils sont suivis par des hordes de loups attentifs à l'animal malade ou vieux incapable de résister à une attaque de la meute.
C'est pourquoi, les Indiens se couvrent d'une peau de loup pour approcher le bison et l'abattre d'une flèche.
Ils poussent les bêtes vers un terrain pentu où elles se brisent les pattes.
L' hiver,Les Indiens d'Amériques la neige permet de les traquer plus facilement. Grâce aux raquettes de neige, ils sont rattrapés et achevés à coups de lance.
Le cheval bouleverse les techniques de captures.
Le chasseur galope près du bison et décoche sa flèche à bout portant.
Toute la viande du bison n'est pas consommée immédiatement.
Une partie est découpée par les femmes en tranches fines.
Les morceaux exposés au vent et au soleil deviennent de la viande séchée: le Pemmican, mélangée à la graisse et à des baies sauvages, elle retrouve une consistance appréciée et une grande valeur nutritive.
Les chasseurs respectaient leur proie:
Quand nous devions partir à la chasse, nous commencions par prier car on savait qu'on devait prendre la vie d'un animal.
Comme on le fait chez nous, on donnait du tabac, on priait, et on ne prenait pas plus de bêtes qu'il nous en fallait.
Les Blancs se sont toujours moqués de la terre, du daim ou de l'ours.
Quand nous, Indiens, tuons du gibier, nous le mangeons sans laisser de restes.
Quand nous déterrons des racines, nous faisons de petits trous.
Quand nous construisons nos maisons, nous faisons de petits trous.
Quand nous brûlons l'herbe à cause des sauterelles, nous ne ruinons pas tout.
Pour faire tomber glands et pignons, nous secouons les branches.
Nous ne coupons pas les arbres.
Nous n'utilisons que du bois mort.
Mais les Blancs retournent le sol, abattent les arbres, massacrent tout.
L'arbre dit : arrête, j'ai mal, ne me blesse pas.
Mais ils l'abattent et le découpent en morceaux.
L'esprit de la terre les hait. Ils arrachent les arbres, la faisant trembler au plus profond.
Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc ? Partout où il la touche, elle est meurtrie.
Si le bison est roi pour les Indiens, le maïs est tout aussi important.
On en trouve presque dans toutes les tribus, mélangé aux haricots et à la courge.
On les appelle les trois soeurs.
Les femmes plantent les graines de maïs puis le haricot et la courge sur un monticule de terre fraîche.
La tige du maïs sert de tuteur au haricot et la courge se répand au pied de la plante.
Régulièrement, les femmes surveillent leur sol, éloignent les oiseaux, enlèvent les mauvaises herbes, travaillent le sol.
Au cours de l'été, elles font la cueillette.
Les Hopis dans le Nord-Est de l'Arizona près du grand Canyon où douze villages abritent quelques habitants, le maïs se cultive sur un terrain aride, depuis plus de mille ans , c'est le fameux Dry Farming, la culture sèche.
Quand les Hopis ont quitté les mondes inférieurs, le
Grand Esprit leur a permis de choisir leur destin, en proposant
plusieurs sortes de maïs : les Hopis ont choisi l'épi bleu, le plus petit de tous les maïs.
Ce maïs nous soutiendrait dans la vie et malgré la sécheresse et la dureté des conditions.
Il existe d'autres variétés de maïs : le jaune, le rouge et le blanc.
Après la récolte, le maïs est répandu sur les terrasses des maisons carrées et parvient ainsi à sécher.
Aujourd'hui, la culture du maïs se pratique encore de
Les Indiens d'Amériques
façon traditionnelle.
Le terrain sableux retient l'eau. Quelques centimètres de pluies descendues des plateaux nourrissent les plantes.
Cultiver la terre dans ces régions sèches est un acte de foi autant qu'un art.
D'autant que le maïs est sacré chez les Hopis.
Il naît après un séjour au sein de la terre mère.
Il est traité avec le même amour qu'un nouveau -né.
De nombreux mets hopis sont fabriqués à partir de farine de maïs, comme par exemple le piki, ce pain fin comme du papier que les Hopis mangent depuis plus de mille ans.
Il le prépare en mélangeant de la farine à de la cendre de bois.
C'est un pain de tous les jours mais on l'utilise aussi pour célébrer une naissance, un mariage ou toute autre fête.
Les habitations
des Indiens des plaines - tipis et maisons de terre - symbolisaient leur amour pour la terre.
La charpente circulaire représentait la terre.
Les quatre côtés évoquaient le soleil, la lune, la terre et le ciel. Le toit bombé de la maison de terre rappelait la façon dont le ciel enveloppe l'univers.
A l'intérieur, chaque personne avait une place précise, tout comme elle jouait un rôle précis sur la terre.
Les tipis étaient très confortables; à l'intérieur, des fourrures moelleuses et des broussailles parfumées jonchaient le sol.
Au fil des ans, la couverture de peaux de bison laissait filtrer plus de lumière et la nuit quand le feu brûlait, le tipi ressemblait à un cône embrasé.
Les tipis appartenaient aux femmes, qui les montaient et les démontaient très rapidement.
Un campement de familles comptant des enfants et des vieillards, ainsi que tous leurs biens, pouvaient être prêts pour le voyage en quelques minutes.
Lorsqu'on avait besoin d'un nouveau tipi, la femme séchait, grattait et assouplissait des peaux.
Comme la couverture du tipi était trop lourde pour qu'une femme puisse la confectionner seule, la coutume voulait qu'on prépare un festin auquel était conviées les femmes, qui mangeaient, fumaient et discutaient en assemblant les peaux.
Une fois, la couverture terminée, on montait le tipi en laissant la porte et le trou à fumée fermés.
On allumait un feu d'armoise afin d'enfumer la couverture qui, ainsi gardait toute sa souplesse après la pluie.
Les hommes n'étaient pas autorisés à aider.
Très spéciaux, les tipis peints appartenaient généralement aux chefs et aux guérisseurs.
Les dessins évoquaient le plus souvent, les visions d'un homme lors d'une manifestation religieuse.
Toujours aussi importants aujourd'hui, les tipis peints sont traités avec grand respect .
Vous avez remarqué que les Indiens donnent une forme circulaire à toute chose.
C'est que la puissance de l'univers s'exerce en cercle et que tout tend à s'arrondir. La vie est un cercle. Nos tipis étaient ronds comme les nids des oiseaux. Mais l'homme blanc nous a confinés dans ces petites boîtes carrées, qui sont néfastes, car aucune puissance ne se dégage d'un carré
Les Indiens des plaines chassent le bison de deux manières : à pied et à l'approche ou bien à cheval.
Dans les deux cas, le fusil n'est jamais utilisé car ils considèrent ce moyen indigne du prestigieux animal.
Chaque année, les bisons effectuent une sorte de migration saisonnière à travers la prairie: Ils montent vers le Nord - Ouest et redescendent vers le Sud-Est à la fin de l'été.
C'est au printemps que les Indiens les chassent.
Aussi l'annonce de leur arrivée est-elle attendue avec une grande patience.
Lorsque l'époque approche, les chasseurs se couvrent de peaux de bison et durant plusieurs jours ( jour et nuit) se mettent à danser la Danse du bison en mimant toutes les péripéties de la grande chasse qu'ils vont livrer.
Dans leur croyance, cette danse obtient toujours le résultat escompté : leurs éclaireurs arrivent un beau matin en annonçant que les bisons sont arrivés.
Il existe deux techniques pour l'approche des bisons à pied.
Dans la première, l'Indien s'enduit le corps de la graisse de l'animal et se recouvre de sa peau afin de dissimuler son odeur.
Puis, patiemment, arc en main, il se glisse au sein du troupeau dont la méfiance est endormie.
Choisissant les plus belles bêtes, il leur décoche une flèche au coeur, les animaux s'écroulent sans que les autres n'y prêtent attention.
En d'autres cas, c'est revêtu d'une peau de loup que l'Indien s'approchera à quatre pattes du troupeau.
A la vue de leur ennemi héréditaire, le mâle le plus proche charge l'intrus et il faut alors une grande adresse et un réel courage une sacrée dose de courage pour tirer à bout portant au moment où fonce ce géant de 600 Kg.
La chasse à cheval requiert la présence de tous les hommes de la tribu. Armés de lances et d'arcs, les chasseurs au galop encerclent le troupeau de façon à le faire tournoyer.
Avec un troupeau de plusieurs centaines de têtes, c'est un spectacle fantastique que ce tourbillon de bêtes grondantes, entouré de cavaliers qui poussent de grands cris pour augmenter l'effroi des bovidés.
Les Indiens ont l'habitude de serrer les animaux de plus en plus près, et chaque fois que l'un d'eux parvient à hauteur d'un bison, il lui envoie une flèche ou plonge sa lance dans son flanc.
La chasse s'arrête lorsque le chef estime suffisant le nombre de victimes abattues.
Quand retombent les nuages de poussière, se trouvent sur le terrain bisons morts ou blessés mais aussi les corps des cavaliers désarçonnés.
La Générosité
En effet, l'accumulation de biens pour son propre profit était aussi déshonorante que le fait d'être incapable d'acquérir des richesses était pitoyable.
La notion de propriété n'avait d'importance que parce qu'elle permettait de donner.
La règle voulait qu'on ne refuse pas un cadeau offert et qu'on en fasse un en retour même s'il devait s'agir d'un présent modeste.
Les Sioux se faisaient donc un devoir d'offrir.
Les jeunes apportaient de la nourriture aux anciens, les chasseurs partageaient avec les infirmes, les hommes offraient des cadeaux aux orphelins...
La générosité, érigée en en vertu principale, permettait aux individus de comprendre l'abondance. On ne connaissait pas le principe de l'héritage, c'était durant sa vie que l'on distribuait des biens matériels.
La redistribution des richesses participait à une norme économique égalitaire au sein de la tribu.
Ainsi, les indigents n'étaient pas des fardeaux pour la société mais un vecteur nécessaire pour ceux qui voulaient acquérir un rang social par le moyen du don.
Le don pouvait être informel, mais donnait également lieu à des cérémonies.
Par exemple le otu'hau traduit en anglais par give away et que nous traduirons par dénantissement était l'occasion de montrer sa générosité (une vertu rare de nos jours
Cette cérémonie reposait sur un concept de confiance réciproque et, de plus, était partie intégrante du système économique des Sioux.
Donner impliquait de recevoir et la seule équivalence admise était celle de l'intention et non de la valeur marchande.
De plus, celui qui voulait être considéré devait donner beaucoup, donc produire beaucoup, donc chasser et avoir dans son cercle familial d'habiles artisans.
Plus il donnait, plus il était un personnage digne d'intérêt et susceptible d'accéder, s'il en était capable, à de hautes fonctions.
La cérémonie consistait donc, à l'occasion d'un événement familial marquant, à donner tout ce que l'on possédait aux autres membres de la tribu, sachant que l'on recevrait une contrepartie permettant de ne pas être dans le dénuement ! Bel exemple de confiance et de cohésion d'une société.
L'individu n'existait que par sa valeur personnelle et prouvait dans cette circonstance qu'il était au dessus des contingences matérielles et qu'il faisait partie intégrante du groupe.
La propriété
C'était une notion bien réelle.
Chaque individu possédait quelque chose mais les droits de propriété étaient précisément définis.
Si un homme capturait un troupeau de vingt-cinq chevaux, ils étaient siens.
Si une femme ta
Les Indiens d'Amériques
nnait et cousait un tipi, il était sien.
On pouvait acheter des boucliers, des prescriptions médicales, des flèches et des robes.
On donnait aux enfants des poupées, animaux et des chevaux dont ils avaient ensuite l'entière responsabilité.
Il n'était pas question de mettre en doute leur droit à la propriété.
On n'encourageait pas l'augmentation du patrimoine au-delà de ce qui était nécessaire pour vivre normalement. Au contraire, l'idéal de générosité que l'on prônait, associé aux honneurs rendus à ceux qui se défaisaient de leurs biens, rendait les offrandes impératives.
L'homme qui possédait de nombreux chevaux et qui les conservait comme un trésor dépassait les convenances, c'était un égoïste.
A moins qu'il n'ait des vertus compensant ce défaut, son prestige était bien moindre que celui accordé à l'homme qui donnait sans cesse des chevaux.
La propriété était faite pour qu'on l'utilise et non pour qu'on thésaurise. Son principal usage était d'en faire don à autrui.
Par conséquent, la richesse résidait dans l'habileté qu'avait l'homme d'accumuler des biens pour les distribuer ensuite.
Ce principe restait opératif du fait qu'il était bien entendu que recevoir un cadeau impliquait d'en donner un en retour.
Il n'était pas nécessaire que le cadeau fut retourné sous une certaine forme ou sous un délai particulier.
Mais, à l'exception peut-être des vieux et des déshérités, on attendait un signe de paiement.
La richesse n'était donc pas une fin en soi, mais un moyen.
La société mettait un frein à l'inclinaison naturelle de l'homme à posséder afin que ceux qui étaient le moins capables d'acquérir les éléments essentiels ne souffrent pas de privation. L'homme généreux recevait les acclamations de tous alors que le miséreux était objet de dédain.
Le schéma consistant à se défaire de tous ses biens était cristallisé de façon bien plus rigide que ne l'aurait été un simple don de cadeau.
Il était bien plus frappant d'organiser de façon formelle un ensemble de cérémonies et de terminer chacune d'elles par un Otu'han.
Chacun d'eux exigeait d'avoir accumulé une myriade de cadeaux avant que l'on puisse s'y soumettre.
Pour parvenir à une fonction donnant une certaine autorité sur les autres, il était nécessaire de s'acquitter de cérémonies ayant rapport à certains passages critiques de la vie, particulièrement la puberté et la mort. Il existait un classement relativement ouvert et qui fonctionnait de telle sorte qu'un individu devait célébrer deux des quatre cérémonies initiales avant d'accomplir les deux dernières.
Certains hommes ne pouvaient s'en permettre qu'une seule dans toute leur vie.
Seule une élite pouvait accomplir les quatre cérémonies indispensables.
Et la richesse, c'est à dire l'aptitude à donner, était loin d'être seule nécessaire au préalable !
Pour avoir le droit de se soumettre aux deux dernières étapes du rite d'initiation, encore fallait-il être choisi par ceux qui les avaient déjà accomplies.
Ces derniers constituaient la classe des chefs.
On les connaissait sous le nom de Wicasas.
Si un homme avait l'intention de briguer une place éminente dans son groupe, il lui fallait d'abord donner pour sa fille la Isnati Alowanpi, qui peut se traduire par chanter pour les premières règles.
Puis la Tatanka Alowanpi, c'est à dire chanter le bison ou encore la Tapa Wanka Heyapi, c'est à dire lancer la balle.
Il devait aussi accomplir soit pour son fils soit pour sa fille la Hunka Yapi, c'est à dire agiter la queue du cheval .
S'il n'avait pas d'enfant, il pouvait en adopter un à cet effet.
Puis, s'il était choisi, il devait accomplir la cérémonie de Possession du fantôme et pour finir la Cérémonie du Bison blanc.
Les interpénétrations au sein de cet ensemble de cérémonies, de même que le modèle du Otu'han, imposaient aux chefs d'être bienfaisants..
Le Mariage
Un homme pouvait épouser autant de femmes qu'il le souhaitait - à la seule condition qu'il pût les nourrir.
Certaines d'entre elles valaient peu de prix alors que d'autres étaient très chères."
Un homme pouvait donc épouser jusqu'à six femmes, bien que la chose fut plutôt inhabituelle ; en effet, nourrir autant d'épouses, les abriter dans deux tipis, voire plus, était une responsabilité assez pesante économiquement pour décourager les plus hardis.
Les hommes désireux de ce genre d'union se contentaient en général de deux épouses et choisissaient fréquemment de se marier à l'une des soeurs cadettes de leur première épouse.
La polygamie n'était en aucun cas synonyme de discrédit social pour les femmes ni de diminution de leurs droits.
Dans bien des cas, elle était suggérée par la première épouse qui, en invitant son mari à prendre une plus jeune femme, cherchait à se débarrasser de certains fardeaux domestiques, tout en gagnant dans l'affaire le statut avantageux de première épouse d'un homme prospère.
Car il était de notoriété publique que seuls les riches pouvaient se permettre d'entretenir plus d'une épouse.
Le sororat, institution par laquelle un homme peut épouser deux soeurs, avait l'avantage de rassembler au sein d'une même famille conjugale des jeunes femmes liées par le sang et par une amitié de longue date.
Bien plus, elle renforçait les liens de la famille.
Dans ce cas-là, l'influence de la branche féminine surpassait, ô combien, celle de l'époux et quand la résidence était située sur le territoire de la famille de la femme, la cohésion de la bande des femmes était démultipliée.
Un mariage organisé de cette façon et conjugué au pluriel signifiait pour la famille l'apport d'un homme responsable et vigoureux, exactement ce que l'on peut attendre d'un beau-frère.
Bien qu'elle ne fut pas obligatoire, on espérait bien que la polygamie serait pratiquée dans une circonstance au moins.
A la mort de son frère, un homme était invité à épouser sa veuve.
Dans ce cas-là, lorsque le frère survivant était déjà marié et que le défunt vivait une situation de polygamie laissant plus d'une seule veuve, le mariage avec plusieurs femmes devenait inévitable.
A l'origine de toutes les religions, on retrouve le même respect pour la terre, la nature. Jamais une religion ne prêchera que l'homme est égal à Dieu et doit dominer la nature.
La soumission à la nature est commune à toutes les civilisations.
Tout autour d'eux la nature s'offrait en spectacle, les Indiens surent la respecter et l'aimer.
Ils surent l'écouter avec assez d'humilité pour découvrir les liens qui unissent les animaux, les hommes et les plantes.
Les Indiens vivaient en communion avec la nature.
Pour eux, il y avait des esprits dans les arbres, des esprits dans les plantes, des esprits dans les fleurs.
Leur vie est rythmée par les fêtes religieuses.
Le masque est l'élément central de la danse. Lorsque le danseur le porte, il oublie pour un temps sa personnalité et se dévoue totalement à l'esprit qui l'envahit.
Les rites et les danses des Indiens expliquent toute l'importance qu'ils accordent à leurs racines, aux liens qui les lient à l'environnement.
Les Indiens sont beaucoup plus soucieux de la dimension spatiale que la dimension temporelle ou historique.
Ils tiennent toujours à célébrer le lieu qui a vu naître le clan ou l'endroit qui lui a permis de se développer.
Certaines tribus ensevelissaient leurs morts avec tous les objets qui leur avaient appartenus tels que leurs bijoux, leurs armes, leurs poteries.
L'inhumation était perçue comme l'accomplissement du cycle humain. L'homme était né de la terre et à sa mort, il retournait là d'où il venait.
La terre est perçue comme la mère nourricière.
L'homme et la nature sont liés. Le même sang irrigue ses fils.
Après la mort, nous choisissons la forme sous laquelle nous voulons revenir en devenant un esprit. L'un dira : j'aime les arbres, il dira: je serais un cèdre et la tribu pourra se servir de moi.
Un autre qui aime marcher dans la montagne dira: je vais me transformer en cerf comme ça, ils pourront utiliser mes bois, mon cuir, mes sabots, manger ma chair.
Tous les esprits reviennent ainsi sous une forme ou une autre.
Et l'important pour eux, c'est de servir aux autres générations car nous faisons partie d'une même famille.
Quand on s'aventure dans les grands espaces, on se retrouve parmi nos frères et soeurs qui veillent sur nous. La nature nous aime, elle nous a toujours aimé.
Si je devais changer quelque chose, je m'adresserai aux occidentaux et je leur conseillerai de réfléchir à leurs erreurs et je leur dirai qu'au lieu de nous acheter des plumes, des filtres magiques ou des objets sacrés qu'ils aillent se ressourcer à leur propre histoire.
Aujourd'hui les Indiens sont catholiques et protestants mais la majorité ont gardé un profond respect pour certains lieux sacrés. Ils associent encore des croyances de leurs ancêtres à leur religion. Ils pensent que Jésus est le soleil par exemple.
Les Indiens ont toujours honoré le cercle, symbole de l'éternité c'est la forme sous laquelle ce sont tenus les conseils des anciens.
C'est la forme du soleil et celle de leur tente, les tipis.
Tout notre pouvoir provenait du cercle sacré. Tant que le cercle n'a pas été rompu notre peuple prospérait comme un arbre en fleur.
Les Indiens considèrent le tipi comme un don de Dieu.
Parfois lorsque vous regardez l'horizon après l'orage, vous voyez un arc-en-ciel à l'Est et des rayons de soleil à L'Ouest.
C'est comme si la terre était tenue par des fils qui tissent un manteau pour réchauffer les hommes.
Chaque tribu avait sa langue, ses traditions, son organisation sociale. Mais toutes entretenaient avec la nature le même respect et le m
Les Indiens d'Amériques
ême amour filial.
Les animaux, les plantes et les hommes étaient frères de sang. Les Shammans ( sorciers ) connaissaient tous les secrets de l'univers.
Ils veillaient à ce que l'harmonie du monde soit respectée.
Pour communiquer entre eux, les Indiens ont convenu d'une langue que tous comprennent : la langue des signes.
Chaque tribu avait son signe particulier qui lui permettait de se présenter.
Mais curieusement les identifications tribales étaient précédées du geste signifiant indien : ils se frottaient deux fois la main d'avant en arrière.
Les Comanches imitaient le glissement des serpents.
Les Cheyennes faisaient le geste de se couper les doigts.
Les Corbeaux imitaient le vol des corbeaux.
Les Pawnees faisaient le signe V.
Les Nez-Percés passaient l'index sous le nez.
Ils pouvaient ensuite discuter, commercer.
C'était surtout une langue imitative fondée sur l'imitation de l'objet dont on parle.